Formation d’ingénieur en alternance – Spécialité Matériaux

Comme Roxane, engagez-vous dans un cursus d’ingénieur·e Matériaux !

22 mars 2021

Roxane, 24 ans, alternante ingénieure en 3ème année dans la spécialité Matériaux revient pour nous sur son parcours de formation et ses motivations à choisir la voie de l‘alternance. Aujourd’hui Roxane a acquis de nombreuses compétences métiers et un réel potentiel pour devenir une ingénieure de talent !

Suite à l’obtention d’un baccalauréat scientifique, Roxane entame dans un premier temps des études à l’université. Jugeant cependant l’apprentissage par la pratique trop faible par rapport aux cours magistraux dispensés, elle préfère changer sa manière de se former et continue son parcours post Bac en alternance. Elle valide ainsi un BTS de Physico-Métallographe par la voie de l’alternance avant de poursuivre son parcours toujours en alternance, en choisissant le cursus d’ingénieur·e Cnam au sein de la filière Matériaux.

Aujourd’hui, Roxane fait partie de la première promotion d’Ingénieur·e·s Matériaux Cnam puisque la formation en alternance s’est ouverte en 2018. Elle sera diplômée dans 6 mois après la soutenance de son mémoire d'ingénieure.

Pourquoi avoir choisi la filière Matériaux ?

La filière Matériaux offre actuellement une perspective d’évolution au sein de nombreux secteurs d’activités tel que les transports, le médical, le luxe, le BTP, les énergies etc ; c’est donc une filière d’avenir et porteuse d’emplois. Par ailleurs et compte tenu de la multitude des matériaux existants dans les domaines industriels, tels que les matériaux métalliques, mais aussi  polymères ou composites, il est fondamental que des ingénieur·e s dans cette filière connaissent pleinement toutes leurs particularités et les applications qui en découlent. Or, dans les filières autres que Matériaux ou dans des formations d'ingénieur·e plus généralistes, les élèves ne voient souvent qu'un échantillon des différentes matières ayant trait aux divers matériaux. Le cursus d’ingenieur·e Matériaux du Cnam permet en revanche d’avoir une connaissance large et entière du domaine.

Et pourquoi avoir choisi plus particulièrement la voie de l’apprentissage pour devenir Ingénieure ?

Après avoir passé quelques années sur les bancs de l’université, j’ai compris que la pratique était essentielle pour bien et mieux comprendre les apports théoriques. De plus, l’autonomie financière qu’apporte l’alternance m’a permis d’arrêter mon job d’étudiante pour me consacrer pleinement à mon projet professionnel.

Dans le cadre de ma formation au Cnam, je réalise mon alternance dans un laboratoire d’expertise ferroviaire au sein du service Assemblage Fatigue, secteur soudage. Il faut savoir que l’assemblage de matériaux est un enjeu majeur lors de la mise en œuvre d’un élément, peu importe sa taille ou sa fonction. Grâce à mon alternance, j’ai acquis une réelle expérience dans le domaine du soudage à travers l’analyse de défaillance de zone soudée fissurée, mais aussi dans le mode opératoire de soudage qui est indispensable à la réalisation de soudures dans le monde industriel.

L’école d’ingénieur·e·s du Cnam, a-t-elle selon vous une ou des spécificités ?

Le Cnam, au cours des trois années de formation offre une vue complète sur les matériaux métalliques, polymères et composites ; que ce soit à travers leurs aspects métallurgiques ou chimiques, mais aussi leurs procédés de mise en forme, leurs applications, la compréhension de leur cycle de vie. L’aspect écologique de l’extraction, de la fabrication ainsi que de l’utilisation des matériaux d’hier et de demain a été un sujet dominant au sein de ma promotion au cours de ces trois années. Or nous savons que ce sujet est plus que d’actualité dans le monde industriel d’aujourd’hui.

D’ailleurs en lien avec les besoins industriels d’aujourd’hui et de demain, mon projet de fin d’étude académique a porté sur la fabrication d’un matériau composite recyclable pour l’aéronautique. Mon projet professionnel porte lui sur une technique « flash laser » qui vient renforcer des matériaux métalliques afin de prolonger leur utilisation avant ou après réparation.

­­Et pour demain, quelle est la plus-value d’avoir suivi une formation d’ingénieur·e·s Matériaux au Cnam ?

Ma formation au Cnam m’a permis de prendre pleinement conscience de mon potentiel de future ingénieure ; Ceci principalement grâce au différents projets effectués en fin de troisième année. De plus, de par la confiance gagnée à travers la formation, alternant séquences académiques et en entreprise, je peux aujourd’hui me diriger vers une année de spécialisation de niveau bac +6.

Dès la rentrée prochaine, je poursuivrai donc ma formation afin de devenir ingénieure soudeur à travers la qualification international IWE (Ingénieur international en soudage).

Que diriez-vous à celles et ceux qui hésiteraient encore à se lancer dans une formation d’ingénieur·e ?

Maintenant que mon parcours académique est presque terminé, je peux dire que devenir ingénieur·e n’est pas une question de capacité mais bien de motivation. Comme de nombreuses formations post bac, il est indispensable de savoir pourquoi on se lance dans des années d’études qui ne seront pas faciles.

J’ajouterais, qu’être apprenti·e· au sein d’une école d’ingénieur·e·s, est une très belle opportunité pour tisser des réseaux ; on rencontre de nombreux professionnel·l ·e·s s à travers nos enseignant·e s-chercheur·e s, nos intervenant·e s extérieurs, mais aussi à travers nos camarades puisque nous sommes tous des étudiant·e s/salarié·e s.

Ces années d’études m’ont aussi permis de découvrir de nombreuses entreprises présentes sur notre territoire mais également la multitude des métiers qui existent au sein des différents secteurs. Je ressors grandie de ces trois années, avec un solide savoir et une réelle connaissance du monde professionnel.

Quelle est selon vous la représentation des femmes dans votre domaine ?

Le fait d’être une femme ingénieure dans le secteur des matériaux n’est ni un atout, ni un frein. A mon sens, peu importe le genre, la personnalité et la motivation primeront toujours sur le reste ! Me concernant mon sourire et ma bienveillance ont été loués, et cela peut s’appliquer à toutes et tous !

Au sein de ma promotion nous étions 65% de femmes, ce qui est, pour une école d’ingénieur·e·, exceptionnel et le Cnam en est fier ! Pour les deux promotions suivantes, le pourcentage de femmes était de 50% ; c’est pourquoi encourager les femmes à s’engager dans cette filière reste important.

Par ailleurs, Il est vrai que les femmes sont toujours minoritaires dans ce domaine industriel, même si l’on tend de plus en plus et petit à petit vers une plus grande parité. ; Dans mon entreprise par exemple, 10% de l'effectif seulement est féminin. Quoiqu’il en soit les femmes ingénieures gardent la tête haute, savent et sauront se faire entendre !