RETOURS D’EXPERIENCES, - témoignage 3/6

Paroles de diplômé « Au sein de mon entreprise, les ingénieur·e·s Cnam sont extrêmement valorisé·e·s »

maxime ingénieur cnam cours du soir

4 mars 2019

En début d’année, Jayamarie et Suzanne ont tour à tour ouvert le bal des témoignages ingénieur·e·s en retraçant leurs beaux parcours professionnels. Aujourd’hui Maxime leur emboite le pas. En sa qualité de jeune diplômé ingénieur en Systèmes électriques, il revient pour nous sur les années qui l’ont conduit de bac+2 à bac+5 et font de lui un professionnel heureux !

Maxime Lafargue, 24 ans et père de deux enfants, a été diplômé ingénieur en novembre dernier dans la spécialité Systèmes électriques. Il a validé une partie de son titre en cours du soir -validation de dix unités enseignements en deux ans- puis l’autre partie par la voie de l’alternance, sous contrat d’apprentissage en deux ans.

Maxime a commencé à travailler à l’âge de dix-neuf ans, avec en poche un Bac STI Electrotechnique (mention TB) et un BTS Electrotechnique (major académique de Créteil) obtenu en alternance. Grâce à ce bagage, il trouve un premier emploi en tant que Chargé d’études réseau basse tension à ERDF -Enedis aujourd’hui-. A ce poste, il réalise les plans, les devis et les dossiers de raccordement ou de modification de puissance pour répondre aux diverses demandes des clients.

Pour exercer à ce poste, Maxime nous explique que les connaissances acquises en BTS sont suffisantes et adéquates. Cependant,sa volonté de monter en compétence dans le domaine de l’électrotechnique et l’envie d’évoluer au sein de son entreprise le poussent à reprendre des études. C’est dans l’optique d’obtenir une licence, pour avant tout approfondir ses connaissances et non changer de poste, que Maxime s’inscrit au Cnam, en cours du soir.

Le Cnam, c’est toute une histoire…

À la question du pourquoi avoir choisi le Cnam, Maxime répond que l’établissement lui a été conseillé par sa professeure d’anglais au cours de son BTS ; intervenante au Cnam à la même époque, à l’antenne alternance, sur le site du Landy (93). Mais Maxime n’arrive pas uniquement au Cnam par connaissance ; en parlant du Cnam autour de lui, il découvre grâce à sa grand-mère, que son grand-père, jadis, y a obtenu un diplôme d’ingénieur !

Entre tradition familiale et création de son propre avenir, Maxime trouve au Cnam l’opportunité de poursuivre après son bac+3. Il obtient quatre ans plus tard son titre d’ingénieur de niveau bac+5 et nous confie à ce propos : « Je n’imaginais même pas tout le chemin que j’allais parcourir ».

L’apprentissage, c’est mettre le pied à l’étrier

Aujourd’hui, Maxime est Ingénieur d’intervention chez Général Electric Power, un poste qu’il décroche en contrat d’apprentissage alors qu’il n’est encore qu’ingénieur apprenti à l’EICnam. Si pendant ses deux premières années de formation, les cours du soir lui permettent de découvrir les métiers de l’ingénierie, la formation en alternance lui permet, elle, clairement de se former sur le terrain et de décrocher un emploi.

Au poste d’Ingénieur d’intervention, Maxime installe, dépanne, maintient et modernise les systèmes de variation de vitesse des moteurs à fortes puissances, installés au cœur des procédés industriels ; que ce soit par exemple au niveau du laminage (affinage de plaque de métal), ou du vapocraquage (compression en vue de scinder des molécules). Dans ce dernier cas, lorsque qu’un moteur s’arrête, nous informe Maxime, l’usine s’arrête ! L’efficacité des interventions comme les siennes sont donc cruciales pour de nombreuses industries en France et à l’étranger. Son métier requiert une extrême vigilance où la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences. Sa fonction demande aussi d’être autonome, très réactif et créatif face à l’imprévu ; il faut savoir prendre rapidement les bonnes initiatives au bon moment nous dit-il.

Maxime est intervenu récemment sur l’alimentation de courant d’un bateau de croisière à St-Nazaire, également au niveau d’un moteur permettant de former des rails au Luxembourg et dernièrement sur le moteur d’un vapocraqueur près de Marseille.

Aujourd’hui Maxime pourrait continuer des missions de dépannage sur le terrain mais déjà plusieurs portes s’ouvrent à lui. Dans le cadre de son évolution de carrière, il aurait, nous dit-il, la possibilité de travailler dans un bureau de conception, à la gestion de chantier ou comme il semble le préférer, œuvrer dans le domaine bien spécifique des éoliennes.

Obtenir un titre d’ingénieur·e Cnam, c’est sport !

Au sein de son entreprise Maxime nous dit que les ingénieur·e·s Cnam sont extrêmement valorisé·e·s. Un cursus comme le sien suivi, dans la double modalité - en cours du soir (HTT) d’abord, en apprentissage ensuite - est extrêmement prisé.

Selon Maxime, lorsqu’un salarié a suivi des cours du soir l’employeur se dit que l’ingénieur·e Cnam, pour arriver à ses fins, a fait preuve d’une grande motivation, volonté, ténacité et ardeur au travail. Il est vrai ajoute Maxime que le rythme des cours du soir est particulièrement ardu : « Travailler la journée, s’occuper de ses enfants, aller en formation, suivre ses cours en partie à distance (FOAD), réviser, répondre aux évaluations, participer aux travaux de groupe. […] les cours du soir s’apparentent à un marathon où par moment, il faut savoir sprinter »

L’apprentissage quant à lui, garantit aux entreprises d’avoir des ingénieur·e·s opérationnel·les qui connaissent bien leur travail pour l’avoir appris en grande partie sur le terrain.

Par ailleurs Maxime nous confie avoir trouvé le rythme de l’alternance confortable et agréable à suivre « Les périodes alternées sont bien conçues et permettent un bon équilibre entre les temps de formation, de temps libre et de vie de famille ». Il précise que le simple fait de différencier les semaines en entreprises de celles « à l’école » diminue globalement la pression tout au long du parcours.

Dans tous les cas, que le titre d’ingénieur ait été obtenu hors temps de travail ou en alternance – au final, un même diplôme Cnam -, c’est la qualité de la formation qui est appréciée par les entreprises et les futurs ingénieur·e·s. En parlant de ses professeur·e·s et de leurs enseignements, Maxime nous dit : « La plus grande qualité des professeur·e·s au Cnam est de savoir rester humains, disponibles […] Sans eux, je n’aurais jamais pu réaliser mon parcours ».

Un jeune diplômé ingénieur, c’est toujours de bons conseils

Pour conclure nous avons demandé à Maxime ses conseils pour les futur·e·s ingénieures Cnam.

« A tous ceux qui commencent une formation en modalité hors temps de travail, je dirais que, lorsque que l’on s’engage dans cette voie, le plus difficile est de rester motivé tout au long du parcours, jusqu’à la diplomation. Car obtenir son titre d’ingénieur·e prend souvent de nombreuses années de dur labeur, mais c’est cette qualité qui fera la force des ingénieur·e·s Cnam auprès des employeurs, et plus globalement auprès de l’industrie.

Pour les futurs ingénieur·e·s apprenti·e·s, je leur conseille simplement de profiter des études et de prendre le temps d’apprécier les enseignements. ». Le plus important pour moi n'est pas nécessairement le but mais le chemin à parcourir pour atteindre ses fins.